Dans votre livre, les exemples sont denses, et à chaque fois on sent que l’adolescent n’a qu’une envie, crier haut et fort « au secours » ! Pourquoi les parents ne voient-ils pas ce qui se passe ? Est-ce aussi une forme de déni de la réalité ?
C’est vrai que c’est un appel au secours dirigé vers les parents en premier lieu. Mais souvent, ce n’est qu’une personne de l’extérieur qui pourra venir en aide à l’enfant. Les mères sont souvent isolées, le père est souvent absent, et elles manquent très souvent de recul dans une situation si douloureuse. Les mères espèrent toujours que l’enfant aille mieux, elles pensent que l’enfant va récupérer, qu’il va aller mieux... En fait, elles sentent bien qu’elles doivent se remettre en cause, mais n’y arrivent pas. |